RÉSUMÉ DE L'HISTORIQUE DU HAPKIDO

DE LA CORÉE À LA FRANCE

Bien que, du fait de ses affiliations, son histoire remonte à bien plus loin dans le temps, le Hapkido est un Mudo (무도, 武道, voie martiale) contemporain, sa naissance ayant été officialisée en 1958, qui nous vient de la Corée d’après-guerre. Son corps technique repose principalement sur les apports de deux personnes, l’une étant considérée comme le fondateur, l’autre comme celle ayant apporté des modifications majeures et ayant organisé la naissance du Hapkido.

CHOE Yongsul (최 용술, 崔龍述, 1904-1986) fut emmené au Japon à l’âge de 8 ans où il fit la rencontre de TAKEDA Sokaku, le maître de l’école Daitō-ryū (大東). Il restera à son service pendant une trentaine d’année et apprendra à ses côtés le Yawara jusqu’à la reddition du Japon qui marqua la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Libre de retourner en Corée, CHOE s’installa dans la ville de Daegu et commença à enseigner le Yawara en 1948. Le premier Dojang (도장, lieu d’entraînement) officiel ouvrit le 12 février 1951. Ce fut l’occasion de changer le nom de Yawara, faisant trop référence à la culture japonaise à une époque où celle-ci était honnie en Corée, en Hapki Yukwonsul (합기 유권술).

JI Hanjae fut un des premiers élèves de CHOE Yongsul jusqu’en 1957, date à laquelle il s’installa dans la capitale, Seoul. Il avait en parallèle suivi l’enseignement d’un maître Taoiste qui lui enseigna notamment des techniques de jambes issues du Taekgyeon (택견), une boxe coréenne reconnue pour la richesse de son répertoire de coups de pieds. Avec l’aide de KIM Muhong (김무홍), Il créa une synthèse de ces deux écoles et l’appela « Hapkido » en 1958.

Hors les bases marquées du Yawara et du Taekkyeon, le Hapkido subira aussi, de manière moins notable et très variable selon les écoles, quelques influences de Taekwondo (dès les années 70), du Kick boxing (années 90) et parfois de Jujitsu brésilien (années 2000). Ainsi, si l’on pouvait distinguer deux Hapkido bien distincts jusque dans les années 80 (celui de Daegu de CHOE très proche du Yawara et celui de Seoul de JI où l’influence de Takkyeon se fait ressentir), on constate après une expansion de styles de Hapkido(s) et de fédérations plus ou moins légitimes et durables.

Bien que, du fait de ses affiliations, son histoire remonte à bien plus loin dans le temps, le Hapkido est un Mudo (무도, 武道, voie martiale) contemporain, sa naissance ayant été officialisée en 1958, qui nous vient de la Corée d’après-Guerre. Son corps technique repose principalement sur les apports de deux personnes, l’une étant considérée comme le fondateur, l’autre comme celle ayant apporté des modifications majeures et ayant organisé la naissance du Hapkido.

CHOE Yongsul (최 용술, 崔龍述, 1904-1986) fut emmené au Japon à l’âge de 8 ans où il fit la rencontre de TAKEDA Sokaku, le maître de l’école Daitō-ryū (大東). Il restera à son service pendant une trentaine d’année et apprendra à ses côtés le Yawara jusqu’à la reddition du Japon qui marqua la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Libre de retourner en Corée, CHOE s’installa dans la ville de Daegu et commença à enseigner le Yawara en 1948. Le premier Dojang (도장, lieu d’entraînement) officiel ouvrit le 12 février 1951. Ce fut l’occasion de changer le nom de Yawara, faisant trop référence à la culture japonaise à une époque où celle-ci était honnie en Corée, en Hapki Yukwonsul (합기 유권술).

JI Hanjae fut un des premiers élèves de CHOE Yongsul jusqu’en 1957, date à laquelle il s’installa dans la capitale, Seoul. Il avait en parallèle suivi l’enseignement d’un maître Taoiste qui lui enseigna notamment des techniques de jambes issues du Taekgyeon (택견), une boxe coréenne reconnue pour la richesse de son répertoire de coups de pieds. Avec l’aide de KIM Muhong (김무홍), Il créa une synthèse de ces deux écoles et l’appela « Hapkido » en 1958.

Hors les bases marquées du Yawara et du Taekkyeon, le Hapkido subira aussi, de manière moins notable et très variable selon les écoles, quelques influences de Taekwondo (dès les années 70), du Kick boxing (années 90) et parfois de Jujitsu brésilien (années 2000). Ainsi, si l’on pouvait distinguer deux Hapkido bien distincts jusque dans les années 80 (celui de Daegu de CHOE très proche du Yawara et celui de Seoul de JI où l’influence de Takkyeon se fait ressentir), on constate après une expansion de styles de Hapkido(s) et de fédérations plus ou moins légitimes et durables.

En France, le pionnier et principal formateur d’un grand nombre d’enseignants actuels de Hapkido est Antonio CARBONELL. C'est dès 1978 qu'il fit la découverte du Hapkido, grâce à son frère cadet, André CARBONELL, qui avait découvert et pratiqué Hapkido en Corée cette même année. Après deux ans de pratique intensive et d'engagement passionné, Antonio CARBONELL décida de créer la première structure française de Hapkido. Elle ouvrit ses portes au public dès septembre 1980. En vu de se rendre à la source même de cette pratique et afin de pouvoir s'approcher le plus fidèlement de l'enseignement originel, il effectua son premier voyage en Corée en 1985.

A partir du milieu des années 90, de nombreux pratiquants de différents horizons martiaux s’intéressèrent au Hapkido. Afin de répondre à cet engouement et pour satisfaire le plus grand nombre, Antonio CARBONELL organisa et dirigea de nombreux stages mensuels. Il mit également en place des cursus de formation permettant d’acquérir les premières compétences de la pratique et de nombreux pratiquants actuels eurent la possibilité d’obtenir les premiers diplômes. Son implication et les dispositifs qu'il mit en oeuvre, ont permis de populariser la pratique du Hapkido en France et d'en initier le développement. Son frère André CARBONELL, dans une démarche similaire, œuvra à la diffusion du Hapkido en Espagne et en Europe (aidé par leur troisième frère, Jacques - expert en Kung Jung Mu Sul).

De nos jours, le développement et la notoriété du Hapkido et de certains arts martiaux coréens a pris de l'ampleur grâce au travail assidu et à l'implication des frères CARBONELL. Développement qui, depuis ces dernières années, connaît un véritable essor...